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Assistance publique : Table du Saint-Esprit ou des pauvres.

GG 121 , 1554-1569  

Testament de Michel Liennart, marchand demeurant à Armentières, par lequel il lègue deux lettres de rente à la table et charité des pauvres de cette ville, "trois bonnets, assavoir les deux rouges et l'autre noir" à l'église paroissiale ; en outre, il donne "aux confraries du Sainct-Sacrement, de Nostre-Dame de Sept-Dolleurs, et de Sainte-Barbe, à chacun dix gros parisis en l'acquict de ses confraries" 1554. Constitution au profit de la table des pauvres de la ville d'Armentières par Jean Denys, de la moitié étant donnée aux pauvres de Steenwerck, 1554. Création d'une rente, laquelle sera ffacetée à la fondation d'un obit conformément aux intentions testamentaires de Jean Bonnet, 1554. Confirmation par Jeanne Blondel, veuve d'Olivier Denis, du don d'une lettre de rente fait par sondit mari à la table des pauvres d'Armentières, 1555. Don par Guillaume de le Vigne aux tables des pauvres d'Erquinghem-sur-la-Lys et d'Armentières, de rentes assignées sur une maison rue de Glatigny, 1559. Transport d'une rente au profit de la table des pauvres d'Armentières en exécution du testament de Michel Boidin, 1569. Don par Michel Ghuémart, bourgeois et marchand d'Armentières, aux pauvres de cette ville, d'une lettre de rente de 7 livres 10 sols "pour la bonne affection qu'il a auxdis povres et affin de subvenir à leur nécessité " 1569.

Documents divers, inventaires, objets d'art.

II 2 , 1555-1710  

Acte passé devant les échevins d'Anvers par lequel Lamoral d'Egmont, prince de Gavre, baron de Baer, s'oblige de rembourser à Bauduin Le Gillon, Antoine Frumault, Pierre Florisien, Charles Desprez, Michel Le Bourgeois, Bauduin Boulle, Guillaume Six, Michel Le Boidin, Michel Laignel, Jacques Ghémart, Christophe de Montaigne, Josse de Hauduin, bourgeois d'Armentières, la somme de 3,200 florins carolus qu'ils lui ont prêtée pour "emploïer à ses affaires" 20 février 1555 (v. s.). Testament de messire Lamoral, comte d'Egmont, rédigé par ledit comte au moment "de rendre nostre debvoir au service du roy d'Espagne et d'Angleterre en cette guerre d'entre luy et le roy de France" 21 juin 1558. Codicile du même prince, 17 janvier 1564. Actes de vente, de purge, etc., passés au profit de divers particuliers, devant la Gouvernance du souverain bailliage de Lille (1558 à 1712) devant l'échevinage et le bailliage de Douai (1669, 1682) devant la seigneurie d'Erquinghem (1573) sevant la seigneurie de Steenwerck (1708) devant la seigneurie de Piettre à Aubers (1610) devant les gens de loi de Givenchy (1690) devant la seigneurie de Bugnicourt, 1705).

Agriculture : grains et denrées; épizooties.

HH 1 , 1557-1750  

Philmippe II, roi de Castille, mande à Ponthus de Lalaing, gouverneur du comté d'Artois, qu'il a permis à Guillaume de le Grange et à Jean Denis, brasseurs à Armentières, de faire tirerdes villes de Béthune, Lens et Saint-Venant, les grains dont ils ont besoin. Nicolas de Landas, seigneur du Heule, chevalier, grand-bailli, et les échevins d'Armentières donnent garantie à Antoine Gobet, Jean Le Candele, François Ghussen et Jacques Thevelin, leurs bons amis, pour les pertes qu'ils pourraient éprouver en faisant les achats de blé destiné aux pauvres de la ville d'Armentières et en recevant les sommes que prêteront les bourgeois pour faire ces achats, liste des bourgeois d'Armentières qui ont avancé de l'argent afin que l'on puisse acheter du blépour les pauvres, 1565. Ordonnance de Jean Moreau, seigneur de Séchelles, intendant de Flandre, portant que les grains venant de l'Artois se transporteront directement et exclusivement dans la ville de Lille, sans pouvoir être conduits dans d'autres villes, et ce pour empêcher l'exportation de ces grains à l'étranger, l'intendant statue, en outre, que les grains venant de l'étranger, des villes enclavées et de la Flandre maritime seront déchargés à Armentières, où le marché sera rouvert comme par le passé. Correspondance et requêtes du Magistrat d'Armentières touchant l'exécution de cette ordonnance.

Lettres d'octrois.

CC 29 , 1558-1570  

Lettres de Philippe II, roi d'Espagne, duc de Bourgogne, comte de Flandre octroyant à la ville d'Armentières la faculté de lever un impôt sur chaque pot de vin vendu au détail, sur la demande de Edouard Padieu, Jean Le Pipre l'aîné, Thomas Ghémart, Pierre Cornois, Guillaume de le Grange, Henri de Carnin, demeurant à Armentières, s'occupant de marchandise et draperie, chargés de plusieurs enfants, lesquels, ayant été nommés ministres et pourvoyeurs de la table du Saint-Esprit le 23 juin 1555, ont pendant le temps de leur gestion, non seulement épuisé les ressources de la pauvreté, mais en sont eux-mêmes devenus créanciers, somme qu'ils ont employée à secourir les malheureux, tant les administrateurs, ont été chargés et oppressés de pauvres gens, malades, anciens et débiles personnes, et chargés de beaucoup d'enfants tant pour cause de la maladie contagieuse comme par faute de gaignaige et de cherté de vivres qui ont régné sur la ville depuis 2 ans.

Comptes des octrois et deniers patrimoniaux.

CC 53 , 1558-1559  

Compte rendu aux président et gens de la Chambre des comptes de Lille par les lieutenant et échevins d'Armentières, de l'impôt levé sur le vin et autres boissons, dont la Table des pauvres était redevable.

Justice criminelle : registres aux plaids, procès devant l'échevinage, juridiction gracieuse des échevins.

FF 43 , 1559-1561  

Registre des plaids tenus en la halle, cour et échevinage d'Armentières et des seigneuries et paroisses d'Erquinghem, Saint-Simon et Raisse, commençant le 18 novembre 1559 et finissant le 15 septembre 1561 : "Le 24e jour de janvier 1560, pardevant Guillebert de le Deulle et Bauduin Desruelles, eschevins de la ville d'Armentières, comparurent en leurs personnes Anthoinn Lhermitte et Robert le Gillon, lesquelz comparans, pour avoir main levée des deniers saisis des mains de Jehan Le Pipre, fils de feu Pierre, à la requeste de Philippe Mascler, comme appartenans aux hoirs de Marie Boullon, vefve de feu Henry Du Mont, ilz et chacun pour le tout ont promis furnir le jugié d'eschevins."

Instruction publique : bourses, collège de Jésuites, école des pauvres.

GG 76 , 1559-1599  

Testament de Jean Heems, natif de la ville d'Armentières, docteur ès sept arts libéraux et en médecine, régent du collège de la Fleur-de-Lys en l'université de Louvain, par lequel il fonde cinq bourses en cette université, dont trois ne pourront être conférées qu'aux enfants et descendants de ses frères et soeurs, et à leur défaut, à des enfants de bourgeois d'Armentières, 1559. Acte de comparution de Me Claude Heems, l'un des boursiers de la fondation Jean Heems, par devant les proviseurs des trois bourses fondées par ce dernier au collège du Lys à Louvain, 1571. Lettre adressée aux bailli, échevins et conseil de la ville d'Armentières par A. Heems dit Le Pippre, pour les informer que les revenus affectés aux bourses fondées par le docteur Heems se trouvant en grande partie dissipés à cause du malheur du temps, il y aura lieu de surseoir à la collation de ces bourses jusqu'à ce que les revenus soient mis en bon état, ce à quoi on travaille activement, 1593. Correspondance entre Nicolas Espillet, de Lille, et le sieur Hespel, greffier de la ville d'Armentières, au sujet de la collation des bourses fondées à l'université de Louvain par Jean Heems, dont l'une a été donnée au fils dudit Nicolas. Requête du sieur Henri Meuchen, docteur en médecine, aux bailli et échevins d'Armentières, à l'effet d'obbtenir pour son fils Jacques l'une des bourses fondées par Jean Heems.

Justice criminelle : registres aux plaids, procès devant l'échevinage, juridiction gracieuse des échevins.

FF 45 , 1559-1739  

Sentences et pièces concernant les procès civils débattus aux plaids tenus par les échevins d'Armentières : entre Arnoud Strupart et Anne de Condette, veuve de Jean Joyre ; entre Magdeleine Cousin et Antoine Duflocq ; entre Martin Ribreucq et Eloi Bacler ; entre Antoine Delelys et Simon Le Varlet ; entre Jean-Baptiste Brisou et le sieur Busigne ; entre Ferdinand Destombe et Jacques Larmuseau ; entre Jean-François Theste et Hugues Cocquel, tuteurs des enfants de Nicolas-François Dhanne et Jean-Baptiste Ghesquières, administrateurs de la confrérie du T.-S. Sacrement.

Clergé séculier : église paroissiale, chapelles et confréries.

GG 13 , 1560-1725  

Testatement de Me Jacques Lecocq par lequel il fait divers legs aux pauvres et aux confréries d'Armentières : il donne à l'église paroissiale de cette ville « une tasse d'argent, avec une casule, estole, manipule, albe et amict servant à l'ornement de l'homme d'église pour faire sacrifice, ensemble une pierre bénite pour célébrer messe ; item, deux nappes bénites, serviettes et corporal ». Donation d'une rente de 50 sols à l'église paroissiale d'Armentières par Jean Denis « pour effectuer la bonne et pieuse volonté de son père, Jehan Denis » 1586. Constitution d'une rente de 4 fl. 13 p. par Antoine Tahon et Louise Leleu, sa femme, au profit de l'église d'Armentières. Testament de Marie de Prealle, épouse de Jacques Dubois, marchand de toile à Armentières, par lequel elle fait divers legs à l'église paroissiale et aux confrériers, à charge de services religieux.

Police.

FF 84 , 1560-1629  

"Ce sont les édicts, droix et statuz usitez en eschevinage de la ville d'Armentières, appertenant à hault et puissant seigneur messire Lamoral d'Egmont, prince de Gavre, comte d'Egmont, etc., instituez et renouvellez pour le bien publicque et entretènement du police d'icelle ville et adjugiez à la semonce de messire Nicollas de Landas, chevalier, seigneur de Heulle, Louvignies, etc., grand-bailly de ladicte ville, par Guillebert De le Deulle, Barduin Desruielles, Thomas Guémart, Pierre Vinchent, Edouart Padieu, Anthoine Gobet et Josse Six, eschevins d'icelle ville, les quatorze et seiziesme jours de septembre an quince cens soixante". Ordonnances "touchant les estrangiers qui se retirent en grand nombre en cette ville sans apporter ou donner congnoissance de leur vie et gouvernement", concernant les mêmes étrangers "à présent pullulant grandemen en ces quartiers pour la secte d'hérésie et se vantans en estre, en ceste dicte ville, à sceurté soubz umbre de la protection et garde de mons le comte d'Egmont, ensemble de bourgeois, marchans et manans d'icelle ville, en tant que, par le moyen de telz estrangiers et sectaires, ladite ville est grandement schandalizée", défendant d'injurier personne en l'appelant papu, papelo, badin, nicquebos, gheux, hughenot, nicquehalot, et ce "au respect de l'ancienne religion", assignant aux réformés de la ville un emplacement pour l'exercice de leur culte (le jardin de la Maladrie, situé hors les douves et croisette de la porte d'Arras. "Articles et ordonnances faictes et dressées par monsr le prince de Gavre, comte d'Egmont, pour estre observées et entretenues par ceulx de la religion nouvelle, ce que grand nombre d'iceulx ont promis d'observer" par un écrit que ledit comte a entre les mains. Serment de maître Gilles Du Mont, ministre et prédicant. Autres ordonnances du Magistrat et du comte d'Egmont, relatives au partisans de la religion réformée, aux prêches, aux livres prohibés. Règlements pour la fabrication des "serges carizées, estamettes et autres" pour les marchés au blé, au poisson et aux toiles ; pour les meuniers, la perception des impôts et les égards des marchandises ; pour les rapports des habitants avec la garnison qui vient en ville ; au sujet du prix du vin et de la bière ; concernant la voirie, la maladie contagieuse ; pour les revendeurs de volailles ; au sujet des mendiants. Défense de jouer à la paume sur le marché le dimanche avant la grand'messe ; d'aller boire hors la ville dans les tavernes qui se trouvent dans le rayon d'une lieue ; d'aller le soir sans lanterne ; de faire les banquets, assemblées ou mariages où seraient réunies plus de cinquante personnes y compris les mariants ; de boire ou de donner à boire dans les cabarets pendant le service divin ; de faire momeries et aubades ; de couvrir d'estrain les maisons ; de travailler le dimanche (pour le corps des armoïeurs). Te Deum prescrit pour remercier Dieu de ce qu'il a bien voulu permettre que la comtesse d'Egmont et ses enfants soient remis en possession des biens de leur père.

Assistance publique : l'hôpital de Sainte-Catherine de Sienne.

GG 91 , 1560-1574  

Lamoral d'Egmont, prince de Gavre, seigneur d'Armentières, sur la requête des ministres de la table des pauvres de cette ville, lesquels lui ont représenté qu'ils "avoient intention de y fonder et érigier ung hospital pour y recepvoir gens anchiens, cartriers et maladieux, quy ne se peuvent aidier, ne ayans puissance de plus ouvrer ny (par povreté) de quoy eulx entretenir, pour à quoy furnir pluissieurs bonnes gens avoient bonne dévotion et estoient fort affectez de y donner et aulmosner largement de leurs biens ", autorise l'acquisition de cinq petites maisons gisant à front de la place outre le pont de la Lys, tenant par derrière à la becque et cours d'eau descendant de la rivière du côté de la cense de la Motte, pour y établir le nouvel hôpital, 18 mars 1560. Catherine Le Pippre, veuve de Henri de Heulle, ayant, " à cause de la bonne affection et piété qu'elle avoit envers les povres annchiennes gens débiles et chartriers " de la ville d'Armentières, présenté aux bailli et échevins une requête afin de les "induire" à entreprendre l'érection d'un nouvel hôpital, lequel est commencé hors du pont de la Lys, déclare que, voulant de son côté concourirà l'avancement de cette oeuvre pieuse, elle a fait don à la nouvelle maison des objets suivants : trois couches avec gourdines (rideaux), trois lits, trois parqueneschs et trois oreillers remplis de plumes, six paires de lincheulx (draps), trois couvertoirs et trois sacs de balle, deux lettres de rente. De plus, pour la chapelle qui sera érigée dans le nouvel hôpital, "désirant décorer icelle pour y estre chélébré par chacun dimenche de l'an, perpétuellement et à tousjours, une basse messe et eauwe benoite, tant saulf que le dimenche de la didicasse de la ville d'Armentières ladicte messe et eauwe benoite debvera estre chantée avecq diacre, soubdiacre et coriste, et au soir ung salve, icelle comparante a donné et promis délivrer ausdis ministres, incontinent que ladicte chapelle sera érigée et faicte, ung drap d'autel, une nappe, une serviette, une aube, une casuble et aultres menutez nécessaires à revestir le prebstre prest à dire messe, ung callice, platelet, louchette et aultres choses nécessaires à icelluy calliche, bourse et corporal, ung chandelier d'arrain, ung bénitoir aussy d'arrain, avecq l'esperge, une clochette pour sonner ladicte messe et une petite clochette pour sonner à la levée du Corpus Domini", 1561. Catherine Le Pippre augmente sa donation de trois couvertoirs blancquets pour couvrir les trois lits par elle donnés, de trois chemises, trois draps de ventre, trois essuïoirs de main, trois serviettes, trois coeuvrechief de nuict, trois plats, trois écuelles, trois cuillers, trois sauciers et trois gobelets d'étain, trois pintes en pierre avec couvercle d'étain, trois paires de taies d'oreillers. En outre, pour la chapelle, elle ajoute une nappe d'autel, un linge pour couvrir l'autel, une kicaudine (quicaudaine) de cuivre servant de bassin au chapelain pour se laver les mains, et un plat d'étain, 9 avril 1565. La même Catherine Le Pippre, "pour la bonne amour, dévotion et piété qu'elle avoit vers la chapelle et nouvel hospital de Saincte-Catherine en ceste vile d'Armentières et affin que les povres anchiennes gens débilles et cartriers quy journellement sont oudit hospital soient mieux nourris et allimentez, donne audit hôpital treize cents une verge d'héritage, contenant maison et jardin, à front de la rue du Crachet et quatre cents de prés tenus de la seigneurie de Saint-Simon, "ladicte donation faicte à condition expresse que les ministres dudit hospital seront tenus, incontinent l'expiration des droix de censse (à présent courans), faire paistre ledit gardin par trois vaches appartenans audit hospital, et emploïer le foeure et wauneau dudit pree à la nourriture desdictes vaches, et, ad ces fins, enclore desdis foeure et wauneau en quelque lieu dudit hospital, lesquelles vaches lesdis ministres seront tenus de garder, nourir et entretenir tant d'hyver que d'esté, dont le lait et bure procédant desdictes vaches, ensamble les fruictz venans des arbres dudit gardin, lesdism inistres seront tenus emploïer à la nourriture et alliment desdictes povres anchiennes gens quy y seront sans par iceulx ministres en pooir riens vendre ne aliéner ne baillier desdis gardin et pret ou portion d'iceulx en louaige ou arrentement". La donatrice ajoute à ses libéralités le don d'une somme de 120 liv. "à l'advanchement desdtesi trois vaches ", 1574. Vente, par Thomas Mariage, aux ministres du nouvel hôpital d'Armentières, d'une place et héritage vide gisant à front de la grade place outre le pont de la Lys. (Cette pièce porte au dos la mention suivante : "lettre d'achat de nostre hospital"), 1563.

Justice criminelle : registres aux plaids, procès devant l'échevinage, juridiction gracieuse des échevins.

FF 40 , 1561-1657  

Registre criminel et d'office de la ville d'Armentières commenchant le 7e jour de mars XVe et soixante et fynant le 10e jour d'octobre XVe LXVII." (Ce sont les plaids tenus en la halle d'Armentières par les lieutenant de bailli et échevins d'Armentières). Poursuites contre Jean Le Pippre, natif d'Armentières, qui a résidé à Anvers, où il faisait le commerce de "draps et painctrures en tableaux," s'étant aussi "meslé de marchandise de vaisselles d'or et d'argent ou d'aultres espèces d'orphaveries," arrêté pour s'être, "depuis aucunes années, meslé de copper, limer et ronger plusieurs espèces de monnoie d'or et d'argent tant du coing du Roy nostre sire, que d'aultres seigneurs estrangiers, et de ce fait avoir pluiseurs lingots et grenailles tant d'or que d'argent, lesquelles il a vendu à aucuns, et à aultruy les baillié et exposé à vendre et receu les deniers procédans desdites ventes" ; contre un drapier coupable d'avoir employé une matière frauduleuse ; contre Nicolas Rigault dit Larigault, condamné à être pendu pour vols avec effraction commis à Lille ; contre Gilles de Marquillies, condamné à réintégrer le domicile conjugal qu'il avait abandonné pour "hanter avecq une femme et une fille de vie" ; ordre à Antoine Dolie, Lorrain, de fournir des certificats de bonnes vie et moeurs, sous peine d'être privé du droit de tenir école à Armentières ; poursuites contre Roland Bauduin, geôlier des prisons d'Armentières, soupçonné d'avoir favorisé l'évasion de Philippe Desbonnetz, emprisonné pour soupçon d'adhérer à la secte nouvelle et réprouvée et condamné à être exécuté par l'épée. Ledit Roland s'était, après son arrestation, évadé de la prison où on l'avait mis, avec l'aide d'un autre prisonnier, et s'était réfugié dans l'église paroissiale, d'où il avait été extrait, du consentement des officiers de la Cour spirituelle d'Arras, et remis entre les mains de la justice séculière; il est condamné au bannissement ; condamnation de Pierre le Veil "à tenyr prisons trois jours, au vivre de pain et eauwe, et, ce faict, faire ung voïage à Nostre-Dame de Haulx et de icellui avoir faict rapporter ensengnemens, en dedens Quasymodo," et ce pour "estre de mauvaise vie et gouvernement, huyseux et vacabunde, jureur du nom de Dieu et coustumier d'appeler aultruy bougres, bougresses et autres parolles infâmes et deshonnestes" ; acte de non-préjudice pour une arrestation sous la seigneurie de Flencques ; "Homme responsable" pour la seigneurie de Stade, dépendant de celle de Saint-Simon ; Condamnations de drapiers, foulons, cabaretiers, bouchers, pour fraudes sur la quantité ou la qualité de leurs marchandises ; Condamnations pour rixes et batailles, pour coups et blessures ; Poursuites contre Mahieu Platel, pour avoir joué aux dés ; Remise de Jean de Gruson, emprisonné pour le meurtre de Denise Prévost, commis sous la juridiction de la seigneurie de Saint-Simon, entre les mains du doyen de chrétienté de La Bassée, qui l'avait réclamé comme justiciable de la Cour spirituelle ; Poursuites contre Jean de Houck, prisonnier, chargé d'hérésie ; contre les guetteurs placés à la porte de Houplines qui, au lieu de rester à leur poste, "sont allé eulx esbatre et mené bruyct hors la porte d'Erquinghem de ceste dicte ville, longhe distance arrière de ladicte portre de Houpplynnes, en la rue appelée le Crachet", lesdits guetteurs sont condamnés à faire "ung escondit (pélerinage)" avec amende honorable, et il leur est interdit de se présenter, pendant un an, "en halle pour faire le ghet" ; contre Daniel Calluwaert, hérétique, condamné à être brûlé vif ; contre François Lhermite, lieutenant du bailli d'Armentières, accusé de complicité dans l'évasion de Jacques Vroman et Michel Legrand, hérétique, il est reconnu non coupable ; contre Adam Huchon et autres, pour avoir assisté au prêche qui a eu lieu, hors la ville, aux fêtes de Pentecôté 1564 ; contre Jean Roelz, coupable d'inceste ; contre Adrien Lefebvre, banni pour avoir favorisé l'évasion de deux prisonniers ; contre Jean Le Grain, convaincu d'avoir cessé, depuis deux ans, de hanter l'église et d'aller à la messe, et d'avoir conversé avec des gens suspects d'hérésie ; contre Pierre Florizonne, hérétique et obstiné anabaptiste, hantant les prêches et assemblées illicites, "soy ayant faict rebaptizier ès champs," ayant aussi refusé de de rendre aux admonestations des gens "doctes et sçavans qui lui ont faict pluisieurs bonnes et sainctes remonstrances et inductions;" il est condamné, le 29 janvier 1565 "à estre mis sur ung hourd au-devant la halle de ceste ville, et illecq luy faire tranchier la teste jus des espaulles, et, en cas qu'il retourne et persiste en ses erreurs, estre ataché à une estache et illecq bruslé, et son corps consommé en cendres" ; contre trente-six drapiers, pour infraction aux règlements touchant la fabrication ; contre Gilles Sterrincq, "cheppier (geôlier)," à cause du peu de garde qu'il apporte dans l'exercice de ses fonctions ; contre Toussaint Dauchi, pour avoir "tenu malvais logis et avoirassys en sa maison filles et femmes de légières vies, malfamées et renomméesf°- ntre Antoine Hennot, coupable d'avoir, "avecq serviteurs de foullons, au préjudice du stil de la drapperie;" il est condamné à être "mis à une pottente au-devant la halle de ceste ville et illecq pendu et estranglé;" janvier 1565 (v.s); - contre Jean Flameng et Claire Wez, sa femme, accusés d'avoir assisté au prêche aux fêtes de Pentecôte 1566 "fait par un homme franchois;"f°- ntre Nicolas Ballebecque, natif de Wasquehal, libraire, pour vente de mauvais livres et papiers prohibés contre la religion; fontre Pierre Le Josne, Français des environs de Péronne, maître d'école "sans congié du Magistrat," défendant "aux enffans aller à la messe et service divin, et dogmatizant en la nouvelle religion;" f°ntre Jean de Lobel, natif d'Armentières, accusé de tenir école, et d'avoir "instruict et administré à ceulx y venans livres réprouvés de maulvaizes sectes et doctrine coçntre la saincte foy cathollicque;" - ntre Roland Prévost, qui a également tenu école à Armentières, y enseignant suivant la secte réprouvée, avec cette circonstance aggravante qu'il avait été banni d'Haubourdin pour s'être rendu coupable du même délit; ,l est condamné à un bannissement de dix ans; - ntre Enguerrand Castel, coordonnier, natif d'Erquinghem, pour avoir tenu semblable école; ,l est condamné au bannissement à perpétuité après avoir été battu de verges autour du marché ; f°ntre Pierre Hoybant, pour avoir vendu des livres réprouvés et défendus; ,l est condamné, à cause de "son anchien eaige," à faire amende honorable en la Chambre échevinale et à tenir résidence à Armentières, sans pouvoir en sortir, pendant un an; fontre Jean Dumollin, natif d'Amiens, libraire, pour vente de livres prohibés; f°ntre Jean de Ville, pour avoir pris part au pillage de l'église des Soeurs-Grises d'Armentières, "meismes soy mis au-devant du portal de ladicte églize et de sa harcquebouze, ayant la mesche allumée, empesché ceulx qu'il tenoit pour cathollicque non entrer en icelle églize, laissant entrer ceulx estans garnys de bastons et en armes, soy démonstrant en ce faulteur de ceulx faisans lesdictes romptures et adhérents à leurs mésus;"ledit Jean de Ville est condamné, à "faire ung escondict en jugement, avecq une chierge pesant deux livres, non ardant, en ses mains, ung genoul fleschy, dire les parolles in forma, et, de dimenche prochain ou aultre jour de dimanche ensuyvant sa délyvrance de prison, aller avecq une torse à la procession, tenu de deux sergens, entre cellui qui pour ledit jour sera revestu à chélébrer la messe et celluy qui portera la croix, et, au retour de ladicte procession, au devant du coeur et lieu où a esté le crucifix, et, à ung genoul fleschy, dire aussy, lesdites paroles in forma, et délaissier lesdis chierge et torse en ladicte églize pour estre ars et consommé;"fo- ntre Pierre Bien, serrurier et horloger de la ville, auteur principal du pillage de l'église paroissiale en août 1566, ayant lui-même attaché au col du crucifix, aux statues de la Vierge et de saint Jean, les cordes qui ont servi à les jeter bas, s'étant ensuite transporté en la chapelle des Soeurs-Grises où, à coups de marteau, il rompit, avec ses complices, les statues, "repositoires," etc., ayant, en outre, assisté au saccagement des églises d'Erquighem, Fleurbaix, la Chapelle-Grenier, etc.; ,edit Pierre Bien est condamné, être pendu; -ontre Philippe Cruchet, complice des méfaits commis en l'église paroissiale, aux SOeors-Grises, dans les églises de Houplines, Frelighien, Erquinghem, Fleurbaix, la Chapelle-Grenier, la Chapelle-d'Armentières, le Maisnil, Radinghem, Beaucamps, etc., ayant été le conducteur et souteneur des prêches et assemblées qui se faisaient aux environs de la ville d'Armentières, et auxquels il consuisait le peuple, étant toujours armé d'une hallebarde; ,edit Philippe est condamé, être pendu; fontre Philippê Raes, "chargé d'avoir porté un sien enfant hors de cette ville pour le faire baptiser par ung ministre;"" ontre Pierre Cocquiel, qui a pris une part active aux pillages et saccagements relevés à la charge de Pierre Bien et Philippe Cruchet, et qui, lors des prêches, donnait asile en son logisau prédicant, ayant, en outre, été l'auteur de l'émeute soulevée à Armentières pour forcer le Magistrat à autoriser les prêches des réformés dans l'église paroissiale, ce qui eut lieu; , dit Pierre Cocquiel est condamné, entre les quattreet cincq heures du mattin," à être pendu "ayant ung billet escript à sa poicttrynne, où seront contenus ses mésus;"f- ntre Floris Gallois, Français, accusé d'avoir tenu école réformée à La Ventie, d'avoir contribué au pillage de l'église de ce lieu et d'avoir enlevé les "bateaulx" des cloches; f°ntre Marthe Audent, coupable d'avoir assisté au prêche qui a eu lieu à la Pentecôte 1564 près de la Chapelle-d'Armentières; f°ntre Pierre Melle et François Grosse, "pour avoir délaissié la hantize de l'église;"f°- ntre Gabriel Caullier, "chargé d'avoir esté aux romptures des ymaiges et porté les armes contre le Roy, et tenir la religion nouvelle;"f°-ontre Jean Hellebrant, qui a crié Vi"vent les gueulx ! e"n pleine halle; f°ntre Pierre Merle, en la maison duquel on a trouvé "la chaïère du précicant de la religion nouvelle et aulcunes aisselles du temple;"f°-ontre Jacques Hennart, qui a pris part au pillage de l'église des Soeurs-Grises d'Armentières, s'étant ensuitetransporté à Erquinghem-sur-la-Lys, où il a pillé l'église et la maiuson du curé, à Fleurbaix, où après avoir saccagé l'église, ils ont jeté à bas le Christ qui se trouvait à la Croix-de-Rome, à la Chapelle-Grenier, où il a enlevé un coffre; foe 27 mai 1567, sur le rapport faict aux lieutenant et eschevins par Me Mathieu Grard, prebstre, curé proppriétaire de la ville, avoir, siévant la cherge et ordonnance desdis eschevins, avecq frère Bon Champion, religieulx au couvent que l'on dict les Bonnes-Nouvelles-lez-Arras, ayant fait les prédications en ceste ville durant les adventz et karesmes derniers, qu'ilz avoient vizité pluyseurs lyvres estans en halle, lesquelz ilz avoient et ont trouvé tous erroneulx et séditieulx contre la foi chrestienne et cathollicque, lesdis eschevins ont, siévant les conclusions prinses par ledit lieutenant et à sa semonce, ordonné et ordonnent que lesdis lyvres seront bruslez sur le marchié au-devant la halle de ceste dicte ville, ce que ledit jour fut faict;"f°; ursuites contre Guillaume Tahon, pour avoir, étant ivre, crié Vivent les geulx ! au grand scandale du peuple; ,l est condamné à 60 sols d'amende avec défense de fréquenter les tavernes et cabarets pendant l'espace de six mois; f°ntre Denis Lhermite, "rongeur d'or et d'argent;"f -ontre Guillaume Perche et vingt autres bourgeois qui, contrevenant aux ordres donnés par le Magistrat, ont refusé de "parer" leur maison pour le passage de la procession du T.-S.-Sacrement, le jour de la fête du Saint-Sacrement dernier; ,ls sont condamnés à 60 sols parisis d'amende chacun, à employer " aux réfections de l'églize de ceste ville et repositoire dudit Saint-Sacrement;"7 - ntre Pierre Marchant, chargé de "faire exerciche de la nouvelle religion et baptizer ou fait baptizer ses enfans à la manière de ladicte religion;"f°- ntre Pierre Francquelin, foulon, natif d'Armentières, convaincu d'avoir assisté, étant armé d'une arquebuse, aux prêches de la nouvelle religion, notamment à Erquinghem, où il aurait fait publiquement abjuration de la foi catholique; d'avoir, en outre, pris part au pillage des églises d'Erquinghem, Fleurbaix et la Chapelle-Grenier, armé d'un marteau à fendre la houille; d'avoir été l'un des principaux meneurs de la troupe, "garnye de harquebouses, pistoulletz, picques, demy-picques, espieux et aultres basttons invasibles," qui se rendit sur le marché d'Armentières après le prêche qui avait eu lieu dans l'église paroissiale, et qui exigea du Magistrat les clefs de cette église afin d'y pouvoir exercer en toute liberté le culte réformé; , dit Francquelin est condamné, le 16 août 1567, à faire amende honorable, à être fustigié et ensuite confiné dans la ville pendant trois ans, et ce en considération qu'il a "grande charge d'enffans, aussy qu'il assystesa mère, povre anchienne femme, à nouryr et entretenir;"f°- ntre Georges Schillebecque, natif de Dranoutre, coupable d'avoir pris part au pillage des églises, et d'avoir, en outre, assisté dans les rangs des rebelles, aux combats de Wattrelos et de Lannoy; f° est condamnéà la fustigation et au bannissement pendant dix ans; fontre Josse Pattriarche, pour avoir assisté aux prêches; ,l est condamné à 12 florins d'amende envers l'église paroissiale à 3 flor. envers le couvent des Soeurs-Grises "pour estre employez aux réfections de ladicte églize et chapelle dudit couvent,"et à 9 flor. au profit de la table des pauvres; f°ntre Jean Pattriarche, pour avoir assisté à des conventicules où l'on discutait la sainte Ecriture et s'être trouvé aux déroutes de Lannoy et Wattrelos; f°ntre Antoine Stupperaert, lequel, quoique "aydié et assysté de la table des povres," s'est enivré, a embrassé la religion nouvelle et en a induit d'autres à se mettre de sa secte; f°ntre Henri Hennyart, qui a "uzé de ces motz, par despyt et desrizion, qu'il estoit gheulx, tendans à noize et sédition;"f°- ntre Philippe Hennion, qui a assisté aux prêches illicites, tenu des propos scandaleux contre la messe et la religion catholique "qu'il avait appellée Babbillonne;"il avait, en outre, pris part à des assemblées qui avaient lieu, soit sur les près Duhem, soit "entre XIII ou XVI hommes de sa sorte,"et dans lesquelles on discutait les choses de la religion; f°ntre Antoine Rollant, sectaire, ayant pris part aux prêches et aux pillages des églises; ,l est condamné à être pendu;

Privilèges concernant la justice.

FF 4 , 12 juin 1561  

Philippe II, roi de Castille, comte de Flandre, ordonne "que les contrats et conventions volontaires, tant de louages de maisons que de rendages de biens, dûment reconnus devant deux échevins ou sous le scel aux causes de la ville d'Armentières, avec clause de condamnation, seront dorénavant exécutoires sur les biens et personnes des débiteurs trouvés dans l'échevinage, nonobstant opposition ou appellation, sauf toutefois les exceptions de solution ou de compensation prouvées promptement ou autres," et ce afin de remédier aux querelles, différends et procès qui s'élèvent journellement devant les bailli et échevins entre les marchands d'Armentières ou de l'étranger et les habitants de cette ville au sujet des contrats passés entre eux touchant la marchandise et qui ne peuvent être menés à bonne fin "pour le long et excessif train de procédures, délais et subterfuges que prendent les débiteurs allencontre de leurs créditeurs."

Justice criminelle : registres aux plaids, procès devant l'échevinage, juridiction gracieuse des échevins.

FF 53 , 1562-1619  

Lettres de rappel accordées par Lamoral d'Egmont, prince de Gavre, seigneur d'Armentières, à Pierre Le Rogeau, banni pour six ans de la ville d'Armentières, pour injures adressées à des personnes de la ville et pour avoir tenu en son logis "filles lubricques". Lettres de rémission accordées par les archiducs Albert et Isabelle à François Le Poivre et Roland Mahieu, sergents de la ville d'Armentières, qui ont été blessé mortellement Jean de Gruson en voulant s'emparer de sa personne une nuit qu'ils l'avaient surpris fraudant de la bière.

Assistance publique : l'hôpital de Sainte-Catherine de Sienne.

GG 93 , 1562-1573  

Donation faite à l'hôpital nouvellement érigé et construit à Armentières, hors le pont de Flandre : par Jean Le Candele, d'une rente de 37 l. 13 s. ; par Péronne Lecourt, veuve de Joachim Legrand, d'une rente de 28 s. ; par Michel Laigniel, receveur d'Armentières, d'une rente de 48 s. ; par Georges Vinchent, d'une rente de 30 s. Lettre écrite par les échevins d'Armentières à l'abbé deCrespin, exécuteur testamentaire de dame Hélène de Croy, douairière de Fiennes, touchant le legs de 4000 fl. Carolus fait par cette dame à l'église paroissiale et à l'hôpital d'Armentières pour la fondation de messes et l'entretien de deux lits, 1570. Titre d'une rente appartenant à l'hôpital et assignée sur un bien à Quesnoy-sur-Deûle.